mardi 11 mars 2014

Seuls au monde - Tome 1

Couverture Seuls au monde, tome 1

Résumé

« Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l’aimes. Forcément… Tu dévales juste l’escalier et tu sprintes jusqu’à l’arrêt de bus. Sauf que, si c’est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j’ai sprinté. » 
Dean aurait vraiment dû dire au revoir à sa mère. Lui, son petit frère, ainsi que tous les autres passagers des bus qui devaient les conduire, comme tous les jours, à l’école. Mais comment auraient-ils pu deviner ce jour-là qu’une catastrophe écologique les pousserait à se réfugier dans un supermarché ? Au-dehors, le monde est en proie à des tempêtes qui ravagent leur petite ville, des fuites de produits chimiques rendent les gens violents ou paranoïaques… ou les tuent, tout simplement. Ils sont quatorze, ils ont entre cinq et dix-sept ans, et ils doivent survivre et garder espoir.

Présentation du livre

Titre du livre : Seuls au monde
Tome : 1
Auteur : Emmy Laybourne
Editions : Hachette
Format : Grand format
Nombre de pages : 343

Mon avis

Avant tout, merci aux éditions Hachette pour cette bonne découverte !


J'avais réellement envie de lire ce roman. J'en avais entendu beaucoup de bien, et il me tentait beaucoup. Et malgré le fait que la couverture ne m'inspirais (et ne m'inspire) pas trop, je m'y suis plongée avec beaucoup d'attentes... Pour au début être un peu déçue, puis au fur et à mesure beaucoup apprécier ma lecture !

J'avoue que j'idéalisais peut-être un peu le scénario en commençant cet ouvrage. Je sortais du sublime roman Apocalypse, sur la guerre et la probabilité de la fin du monde, et je me suis replongée dans un livre dans la même lignée. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, et je pense maintenant que c'était une mauvaise idée car je me suis prise au jeu de la comparaison entre les deux... Je m'attendais à retrouver la poésie et les réflexions existencielles d'Apocalypse dans Seuls au monde mais j'y ai surtout trouvé beaucoup de concret, ce qui m'a vraiment déstabilisée au début. J'étais terriblement déçue... Je venais de tourner la dernière page d'un livre qui m'avait beaucoup remuée, et je pensais certainement trouver comme un lot de consolation dans ce roman. Mais ils sont au final très différents, ainsi je n'aurais pas du me prêter à les comparer.

 Des enfants et des adolescents sont pris au piège dans un supermarché, à cause d'un catastrophe naturelle dont ils ignorent tout. Où sont leurs parents ? Quand pourront-ils sortir ? Ils vivent dans l'ignorance et l'espoir de revoir un jour leurs proches vivants. Mais en attendant, la vie s'organise dans le supermarché, et l'instinct reprend ses droits, pour le meilleur et pour le pire. J'ai beaucoup apprécié cette partie de l'histoire, toute l'organisation et la fondation d'une nouvelle vie ; c'est un sujet qui m'a toujours posé question, comment réorganiser totalement une société, et j'aime beaucoup quand les livres essaient d'y apporter des réponses. J'ai aussi adoré le fait de soulever énormément de sujets variés : l'environnement, les mutations, la vie en société... J'ai trouvé que Seuls au monde était vraiment d'actualité, et son réalisme pourrait aussi pousser à se demander si une telle catastrophe ne serait pas possible dans les années à venir...

J'ai trouvé l'attachement aux personnages difficiles dans un premier temps. Ils sont quatorze adolescents et enfants, et il était difficile de ne pas les confondre ! Mais peu à peu ils m'ont vraiment émue et attendrie, et je me suis attachée à beaucoup d'entre eux. Les enfants, avec leurs réflexions et leurs remarques innocentes, m'ont bien fait rire ! L'identification aux ados est aussi très facile, car, finalement, ça aurait aussi pu être nous, coincés dans un supermarché, à attendre des secours qui ne viendront pas...

La fin a été assez dure, et c'est là que j'ai réalisé à quel point j'avais formé une sorte de complicité avec les protagonistes. On assiste à un déchirement douloureux du petit monde qu'ont fondé les enfants et ados pris au piège ; et même si l'espoir est très présent dans ce final, il fallait être fort pour se détacher de tout cet univers.

Je pense que si la plume de Emmy Laybourne n'avait pas été aussi fluide et simple, je serais encore dans ma lecture. En effet, en général, quand je n'aime pas trop un roman dès les premières pages, j'ai tendance à ne pas du tout m'accrocher à ma lecture ; en revanche malgré un début un peu périlleux à cause d'une lourde déception, tout est allée très rapidement et simplement, ainsi j'ai pu profiter d'une lecture agréable et assez courte ! C'est aussi cette plume qui rend le roman accessible à tous ; le vocabulaire employé n'est pas très recherché, et on s'identifie rapidement au langage qu'utilisent les adolescents de cet ouvrage.

Bref, malgré un début un peu périlleux, je me suis accrochée à ma lecture, qui au final a été très bonne ! Je ne regrette vraiment pas d'avoir découvert Seuls au monde, et il me tarde désormais de lire la suite des aventures de Niko, Josie, Brayden, Jake, et les autres.


15/20

Livre en ma possession.

5 commentaires:

  1. Une bonne note au final. Il faudra que je le sorte de ma PAL ^^

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  2. je ne connaissais pas du tout je l'avoue donc merci pour la découverte. Contente que malgré un début difficile tu ai réussi à être conquise par l'histoire.

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  3. Aaaaaah on a le même avis, j'avais adoré ! Et le deuxième tome est une TUERIE. ♥ (par contre j'ai appris qu'ils feraient un tome trois et je l'appréhende beaucoup, pensant que l'histoire était terminée alors que finalement non)

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