lundi 16 septembre 2013

Trois chroniques scandaleuses

Présentation du recueil

Titre du recueil : Trois chroniques scandaleuses
Auteurs : Balzac, Stendhal, Maupassant
Éditions : Librio
Nombre de pages : 62

Résumé

Cette anthologie inédite met en perspective trois nouvelles de types et de tons différents : "L'élixir de longue vie", texte fantastique de Balzac, "Les Cenci", fait divers retranscrit par Stendhal dans ses Chroniques italiennes, et "Un parricide", récit réaliste de Maupassant. Étonnantes et terribles, ces variations littéraires sur le thème du parricide s'intègrent dans une nouvelle réflexion sur le héros, propre au XIXe siècle, à travers la question de la morale et de la justice. 

Avec ces textes peu connus, trois des plus brillants écrivains du XIXe siècle se plaisent à proposer "de l'atroce pour jeune fille", selon les mots de Balzac, sans toutefois se départir de l'humour et de l'ironie qui ont fait leur renommée.

Mon avis 

Notre professeur de français de seconde nous a demandé, dès le jour de la rentrée, d'acheter des livres. Trois chroniques scandaleuses en faisant partie, je m'y suis plongée dès que je l'ai eu, sa taille vraiment dérisoire ne pouvant pas m'effrayer. Au final, j'ai été ravie de ma lecture, j'ai découvert deux auteurs et relu un autre ; pour deux nouvelles sur trois d'appréciées.

La première s'intitule L’Élixir de longue vie, et elle est de Balzac. Comme beaucoup certainement, je n'ai pas entendu que du bien de cet auteur, et, même si je me suis plongée dans ma lecture sans a priori, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher. A vrai dire, au début, ça allait, et j'étais très motivée, le texte n'étant pas difficile à comprendre. Mais, d'un coup, tout s'est compliqué ; une scène se passant au début dans un palais s'est déportée dans un autre lieu, je n'y comprenais plus rien. J'ai du m'y reprendre à deux fois afin de comprendre un passage d'à peine cinq lignes...Il était vraiment très, trop difficile de suivre Balzac, qui s'est franchement "lâché" dans certains passages. C'était une forme de cheminement de sa pensée non aboutie, et c'était bien trop abstrait pour moi. Je dirais même que, si ses pensées lui appartiennent et qu'il les comprend, nous pas forcément. C'était dommage, car l'idée était pourtant excellente : un père aimant demandant à son fils de lui redonner la vie à l'aide d'un élixir, mais le fils qui garde en fait la lotion pour lui...
Pour tout dire, j'ai trouvé cette nouvelle gâchée par l'effet "brouillon" des pensées trop désordonnées de Balzac. Même si l'histoire était intéressante, ma première découverte et première impression sur cet auteur n'a pas été bonne, et j'ai désormais un peu peur pour ma lecture du Le colonel Chabert, que je vais parcourir dans peu de temps.

Déçue de ma première expérience sur Balzac, j'ai donc tenté la deuxième nouvelle, Les Cenci, de Stendhal. Après une préface de l'auteur bien longue pour trop peu de choses à dire dans laquelle je me suis dit que, décidément, je n'étais pas faite pour ce recueil, je suis entrée dans ce qu'on peut appeler le "vif du sujet". Petit à petit, je me suis prise dans l'histoire, et j'ai été totalement envoutée par le parricide commis dans la maison des Cenci, riche et noble famille. J'ai adoré les personnages, comme la douce et belle Béatrix, ainsi que son frère, Bernard. Leur père, tout bonnement un tyran, était aussi un personnage intéressant et captivant ; une multitude de facettes nous étaient données à explorer. J'aurais bien aimé avoir un développement plus conséquent sur ce protagoniste, mais il fallait je pense rester dans le format "nouvelle", qui ne permet pas autant de détails que dans un roman. Le style de Stendhal était à la fois moderne et addictif ; impossible de lâcher la nouvelle avant de l'avoir terminée. J'ai beaucoup apprécié le fait que le lecteur se demande s'il doit prendre parti, on ne savait pas dans quel camp se placer, qui soutenir, qui déprécier, et c'était vraiment un jeu intéressant que de suivre ce grand auteur dans sa nouvelle. La fin m'a aussi vraiment plu, jusqu'au dernier moment on n'avait aucune idée de ce qui allait arriver aux personnages.
Au final, cette chronique m'a énormément plu, et il me tarde de découvrir Stendhal dans sa plus grande œuvre je pense : Le rouge et le noir. Elle est dans ma pal, et j'ai hâte de la lire !

Pour finir, nous avions le droit à une courte histoire de Maupassant, que je connaissais déjà pour avoir lu bon nombre de ses nouvelles, et notamment dans le recueil Le horla. Pas de surprise, cet auteur ne m'a encore une fois pas déçue, de part la facilité d'accès de sa plume et de ses idées toujours extravagantes. Cette fois-ci, Le parricide nous plonge, en l'espace de moins de cinq pages, au cœur d'un procès. Un homme est jugé pour parricide alors qu'il a été abandonné dès ses premiers jours. J'ai trouvé l'intrigue plutôt bien ficelée, et malgré le fait un peu gênant qu'elle soit très, très courte, plutôt bien développée. C'est sur qu'il manquait beaucoup de détails et qu'on sentait que, par exemple avec Stendhal, on était passé au niveau supérieur de lecture, mais j'ai tout de même été très contente de découvrir cette nouvelle. Les personnages n'étaient pas plus attachants que ça et même un peu simplets, mais j'ai apprécié les voir changer au fil du procès.
Pour finir, même si Maupassant reste un auteur plutôt collège je pense, à cause de la simplicité de sa plume, j'ai beaucoup aimé me replonger dans ses histoires, et particulièrement celle-là. Elle clôt sur une belle touche de légèreté Trois chroniques scandaleuses !
Livre en ma possession.

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Je profite de cette chronique pour vous expliquer un de mes projets. Entrant au lycée, j'aimerais bien lire plusieurs classiques afin de me conforter dans mon futur choix de bac (qui sera certainement L). N'y allant pas forcément de moi-même, j'ai décidé de me lancer un challenge : lire au moins trois classiques par mois, ou plus si possible. Cela ne fait pas forcément beaucoup, mais si je m'y tiens jusqu'à septembre prochain cela m'en fera en tout au moins trente de lus, ce qui, cette fois, n'est pas rien. J'annonce cette idée publiquement car je sais que, si je ne le fais pas, je n'aurais aucun scrupule à la laisser tomber dans deux mois. 
Alors, c'est parti, et que vous soyez en troisième, seconde, ou même plus, n'hésitez pas à me rejoindre sur ce challenge (en me prévenant bien sur) !

Désormais sera ajoutée cette bannière à chacun de mes classiques lu :

1 commentaire:

  1. Merci pour ce résumé très bien écrit et structuré Marie! Bisous.

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