vendredi 29 mars 2013

Dans la voiture de Johnny

Présentation du livre

Titre du livre : Dans la voiture de Johnny
Auteur : Louis Atangana
Éditions : Le Rouergue
Nombre de pages : 46

Résumé

C'est l'été et Julien s'ennuie, coincé dans sa banlieue pour cause de porte-monnaie vide. Soudain elle est là, si belle : la BMW de Johnny, le caïd de la cité des Lilas. Comment résister ? Julien se glisse à la place du conducteur. Mais voilà que Johnny revient, et il est en colère. Mort de peur, Julien démarre. À la vitesse de l'éclair, il fonce vers le Sud et les ennuis. Dans la boîte à gants de la voiture, une grosse liasse de billets, dans son coffre, un sac bourré de shit. Sur la route, des auto-stoppeurs... Fatal et délirant engrenage qui le mène de gags en calamités. C'est la vie, quand on ne réfléchit pas ! C'est pas sa faute, quoi...

Mon avis

Je n'ai pas du tout aimé ce roman, Dans la voiture de Johnny. Il m'a paru ennuyeux, et même médiocre... J'avais au début envie de le lire car il avait l'air de parler de la route, des tourments humains, mais, au final, il s'est révélé être sans intérêt.


Julien, adolescent sans histoire, se retrouve sur le siège d'une voiture sur laquelle il a eu un coup de cœur, comme ça, en pleine rue. Quand le conducteur arrive, furieux, notre héros part, sans réfléchir, de peur de se faire prendre, et tapé. Après quelques kilomètres, il ne peut se résoudre à rendre la BMW volée - ou empruntée, suivant les points de vue -, car il a trop peur. Dans son périple, il va prendre des autostoppeurs, et rencontrer des personnes qui vont tenter de le faire évoluer.
Tout d'abord, ce livre aurait du commencer là où il s'est arrêté. Je m'explique : le procès aurait été bien plus intéressant à suivre qu'une cavale de seulement quarante six pages, et sans vraiment de but défini. J'aurais largement préféré suivre les délibérations des juges et les témoignages de l'entourage de Julien plutôt qu'une course floue et désordonnée.


Une des grosses carences de Dans la voiture de Johnny, c'est que le roman n'a pas vraiment de but défini. Il y aurait pu avoir une morale, une leçon de vie derrière, mais là, néant. L'auteur n'a pas su poser ce qu'il voulait dès le début du roman, à quoi il voulait faire penser le lecteur, et c'est dommage, car cela gâche tout. J'aime le voyage, la route, la course d'une vie, les personnages qui ne savent plus où ils en sont, mais là... Bof.

Je n'ai pas réussi à me sentir proche des personnages. Julien, le "voleur" de voiture, ne m'a pas inspiré beaucoup de sympathie, à vrai dire. Il y avait dans ses propos un certain refus de reconnaître que ce qu'il a fait est mal, un refus de dire qu'il a volé, un refus de rendre ce qui ne lui appartient pas. Les deux autostoppeurs pris par le héros ne m'ont pas emballé non plus, ils étaient un peu distants et loin de nous, les lecteurs. Quelquefois, j'avoue que j'avais envie de secouer un peu les personnages pour leur rappeler notre existence.

A la fin, je suis restée avec un goût d'inachevé dans le bouche. On ne sait rien de plus qu'au début, que ce soit sur le procès, sur le contenu du coffre de la voiture de Johnny, ou sur les personnages. Il manquait vraiment quelque chose le fameux "truc en plus" dont je parle souvent, et qui est essentiel à un roman. Si vous voulez, un livre, c'est comme un gâteau : s'il manque un ingrédient à la recette, le gâteau ne sera pas bon. La "truc en plus", c'est le sucre, et, là, il n'y en avait pas du tout.

Bref, un roman qui fourni le strict minimum au lecteur, qui nous laisse sur notre faim, et qui a trop de mauvais points pour les laisser de côté. Moyen, à éviter.

10/20

Livre emprunté.

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